Dispositifs numériques validés comme dispositifs médicaux (montre connectée DM de classe II, application liée à un stylo à insuline connecté, etc.). Ils partagent les données avec le patient afin de l’aider à s’autogérer et les transmettent le cas échéant au praticien pour l’alerter.
Dr Arnaud Depil Duval
Dispositifs de m-santé
« En tant que médecin régulateur au SAMU, lorsqu’un patient appelle pour un épisode de palpitation cardiaque, ma première question est de lui demander s’il a une montre connectée. Si tel est le cas, et si sa montre est reconnue comme dispositif médical de santé, je lui propose de faire un ECG et de le transmettre. Cela m’a permis plusieurs fois de faire très rapidement le diagnostic de fibrillation auriculaire et de fluidifier l’orientation de ce patient vers une filière spécialisée.
Les points positifs
• Les dispositifs de m-santé labellisés dispositifs médicaux permettent de faire du dépistage, voire du diagnostic en tout temps et en tout lieu.
• Ils contribuent à réduire la pression sur les services d’urgence très encombrés.
Les points d’attention
• La confiance que le patient accorde à son dispositif de e-santé peut parfois perturber la relation médecin-patient, en déclenchant des alertes inutilement ou en ne détectant pas certains symptômes importants.
• Beaucoup de dispositifs de e-santé n’ont fait l’objet d’aucune validation scientifique de leur efficacité (par exemple : mesure de la température, mesure de la saturation en oxygène, mesure de la pression artérielle).
• L’homologation de ces objets comme dispositifs médicaux devrait être obligatoire, mais elle coûte cher et prend du temps.