Robots interventionnels

Assistants chirurgicaux pilotés par un humain, ils permettent des gestes extrêmement précis et mini-invasifs. Ils réduisent la durée d’intervention et d’hospitalisation, les douleurs post-opératoires, les complications. Leur usage nécessite une formation spécifique sur simulateurs robotiques, ainsi que de maîtriser de nouvelles modalités de coordination entre le chirurgien et son équipe.

Pr Christian Debry
Chirurgie robotique en ORL

« Nous avons deux types d’expériences des robots en chirurgie ORL. D’une part, une pratique quotidienne avec le Robotol, dans le cas des implants cochléaires. Ce robot permet d’introduire dans un tout petit orifice un guide avec un certain nombre d’électrodes de manière extrêmement précise, en évitant tout tremblement de la main. D’autre part, le robot Da Vinci, pour une utilisation plus large, pour retirer des cancers au niveau de l’oropharynx ou du larynx… Sur le plan de la recherche, au sein du service hospitalo-universitaire de Strasbourg, nous travaillons sur la télémanipulation et le développement de robots à la fois performants et frugaux, très techniques, à des prix abordables, qui prennent le moins de place possible, et qui soient faciles d’utilisation. »


Points positifs
Le robot améliore la précision du geste chirurgical, réduit les tremblements et facilite les interventions complexes.

En automatisant certaines actions, la robotique permet au chirurgien de se concentrer sur la décision médicale.

L’avenir est aux robots multidisciplinaires, qui peuvent être adaptés à plusieurs spécialités en changeant simplement d’outillage.

La robotique couplée à l’IA, à partir du traitement de données issues de l’ensemble des patients (films d’interventions, jumeaux numériques, etc.), pourra s’adapter à des fonctions chirurgicales spécifiques.


Points d’attention
Enjeux éthiques et juridiques, question d’assurances : en cas de problème, qui est responsable, entre le chirurgien et le fabricant ?

Coût et logistique : l’achat, l’entretien et l’utilisation quotidienne des robots sont coûteux et leur encombrement demeure un frein à leur diffusion.

Nécessité d’une approche multidisciplinaire : l’intégration de la robotique exige la collaboration entre chirurgiens, ingénieurs, informaticiens et éthiciens.

Le robot demeure un outil – il ne remplace ni l’expertise, ni la décision du chirurgien.

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