L’impression 3D permet de produire des attelles, prothèses ou implants sur mesure à partir d’un scan corporel. Fabriqués à la demande, ces dispositifs personnalisés optimisent la prise en charge et le confort du patient. Cette technologie se développe surtout en orthopédie, chirurgie réparatrice et dentisterie.
Mewen Goasduff
Rehab-Lab, l’impression 3D au service des patients
« Le FabLab Adèl’LAB est membre de la communauté Rehab-Lab. Ce réseau fédère des FabLabs implantés dans des structures de soins et des établissements médico-sociaux. Au sein de cette communauté d’ergothérapeutes et d’intervenants, on peut se former, échanger des pratiques, partager des modèles 3D d’aides techniques qui améliorent la qualité de vie des personnes accompagnées. »
Points positifs
• L’impression 3D permet de concevoir des aides techniques personnalisées, adaptées à la morphologie du patient, à ses préférences (design, couleurs, décorations), pour un usage précis, lié à la communication, à la motricité, à l’alimentation…
• Le coût de fabrication est très accessible comparé aux aides techniques standardisées
du commerce
• Les délais de fabrication des aides techniques sont très réduits. Ces objets sont durables et solides.
• Les fichiers numériques peuvent être partagés, réutilisés et modifiés, au sein du réseau Rehab-Lab.
• L’implication des patients eux-mêmes dans la conception voire la fabrication de ses dispositifs au plus près de leurs envies et de leurs besoins, renforce l’attachement et l’appropriation de ces derniers, et limite leur abandon.
Points d’attention
• Le fonctionnement efficace d’un Rehab-Lab repose sur des compétences spécifiques, du temps dédié et des équipements adaptés.
• Le coût d’investissement pour acquérir les imprimantes 3D.
• Les possibilités offertes par l’impression 3D restent encore peu connues des professionnels : un travail de sensibilisation est nécessaire.
• La prise en main des logiciels de modélisation nécessite du temps de formation.
• La fabrication d’aides techniques soulève des questions de responsabilité en cas de casse ou d’accident, les cadres juridiques sont encore flous.