Associés à des consoles, modèles 3D, mannequins… dédiés à la formation médicale, ils simulent des signes cliniques, des réactions aux traitements, et permettent l’entraînement à des gestes techniques. Ils reproduisent les situations opératoires réelles (gestes, ergonomie, collaboration d’équipe). Ces simulateurs certifient les compétences techniques et favorisent la coordination interprofessionnelle au bloc opératoire.
Pr Nguyen Tran
Simulation et formation en chirurgie robotique
« La chirurgie assistée par la robotique peut être enseignée par la simulation de deux façons. Soit le chirurgien est seul devant une console et une simulation numérique du bloc chirurgical et du patient, soit le dispositif intègre également la salle d’opération complète, avec les professionnels qui travaillent en même temps que le chirurgien, le robot et un modèle 3D du corps du patient. »
Points positifs
• La chirurgie robotique permet au chirurgien des gestes plus fluides et plus précis, en amortissant les tremblements de la main par exemple.
• Elle offre un réel avantage visuel et opérationnel, le chirurgien peut visualiser en 3D la zone à opérer, zoomer au plus près de la cible, avec une grande flexibilité de mouvement de ses mains.
• Avec cette technique, il y a une diminution de la perte de sang du patient lors de l’intervention, et une meilleure récupération après l’opération.
Points d’attention
• La chirurgie robotique requiert une autre organisation du bloc opératoire et d’autres modalités de communication entre le chirurgien et son équipe.
• Il y a un écart entre les potentialités et la réalité. Ainsi, quand bien même on peut opérer à distance, il faut en réalité deux chirurgiens, un à distance et un auprès du patient, et cette pratique est très coûteuse.
• À l’avenir, si elle se généralise, il faudra porter une grande attention à la protection des données numériques en transit, entre la console et le robot.