Blockchain en santé

La blockchain garantit l’intégrité, la traçabilité et le partage des données de santé et du parcours de soins entre les acteurs. Chaque donnée est horodatée et authentifiée, assurant la continuité, la sécurité et la confidentialité des informations médicales. Elle permet au patient de maîtriser l’accès à ses informations personnelles.

Dr Edouard Lansiaux
Blockchain en santé

« La blockchain, si on devait faire une métaphore filée, serait l’héritage des anciens livres de notaire. Ces livres consignaient les actes notariés avec la date à laquelle l’acte avait été effectué, en quoi il consistait, quel était l’émissaire et quel était le destinataire. Ainsi toutes les transactions étaient codifiées et enregistrées au sein des actes notariés, et le notaire en tant qu’agent de l’État certifiait l’authenticité de ces actes.
La blockchain procède de la même logique, mais l’authentification des actes ne relève pas de la responsabilité d’une seule personne agrémentée, mais de chacun des acteurs de cette chaîne. »


Points positifs
La blockchain permet de sécuriser et de tracer les informations sensibles échangées en toute confidentialité entre les différents acteurs du soin.

Chaque information saisie est horodatée, infalsifiable, partagée en temps réel sur la blockchain, son origine, sa chronologie et son intégrité peuvent être vérifiées.

La blockchain améliore la sécurité du patient, le suivi et l’historique de son parcours, la coordination entre les professionnels.

Replace le patient au centre, seul authentification véritable de ses données, établissant une relation de confiance et de transparence avec les personnels de santé.

Favorise l’interopérabilité entre systèmes et la création d’un dossier patient universel.

Points d’attention

• La blockchain renforce la responsabilité collective, chacun est responsable de la qualité des données saisies.

Appelle un cadre réglementaire spécifique au contexte médical (RGPD, consentement, hébergement des données, empreinte énergétique) à l’échelle nationale ou supra nationale.

L’interopérabilité reste freinée par des enjeux contractuels et de propriété intellectuelle entre éditeurs de logiciels.

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